Montréal dans la littérature numérique contemporaine

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la représentation des dynamiques urbaines montréalaises et de l’image de Montréal elle-même, telles qu’elles sont présentées dans le chantier littéraire collaboratif numérique Dérives, regroupant plusieurs écrivaines et écrivains montréalais, dont Benoit est un de représentant le plus actif, et dont le site, malheureusement, à cause de problèmes de gestion de son hébergement vient juste d’être supprimé. Cependant, le projet continue, sur d’autres canaux : Twitter, principalement, à travers l’utilisation de l’hashtag #dérive et #nomdelieu, mais aussi Instagram, Tumblr et sur plusieurs autres sites personnels des écrivaines et écrivains participant. Né en 2010, grâce à la rencontre initiale d’un noyau d’écrivaines et écrivains situés principalement à Hochelaga, le chantier se déroulait par le mode du troc d’éléments créatifs via les sites web des auteurs. En 2011, des échanges papiers ainsi que Twitter ont été entamés. Ces derniers, surtout, ont pris de plus en plus de place au point qu’aujourd’hui avec la disparition du dit quartier général de la dérive, le site internet, c’est l’espace numérique de Twitter qui se trouve chargé d’accueillir la quasi-totalité de Dérives.
Non seulement la précarité de son caractère numérique, dont mon sujet d’étude a été victime, rend difficile l’étude de ce projet, mais c’est surtout l’esprit de la dérive elle-même qui problématise toute analyse qui se voudrait exhaustive. Dérives cache une polysémie qui affecte plusieurs niveaux de l’analyse :
• un objet littéraire : le chantier lui-même ;
• un procédé à la fois littéraire et physico-spatial à travers lequel l’objet est construit : l’errance
libre et imaginative dans un lieu urbain ; cette errance donne lieu à :
• un deuxième objet littéraire : chaque dérive particulière, c’est-à-dire le billet de blogue, l’entrée du site web ou le tweet qui présente le résultat, final ou partiel, d’une dérive-procédé qui a eu lieu tel ou tel autre jour ; l’ensemble de ces billets est ce qui constitue Dérives, soit le site-chantier ;
• une méthodologie de travail mise en place par les auteurs : chaque billet de blogue dérive d’un billet écrit par d’autres auteurs. « Les billets dérive doivent être produits de façon alternative. À chacun son tour, en réponse au billet de l’autre. Chaque contribution sert à orienter la série en cours » ;
• un style, une attitude : par exemple, les règles qui régissent la démarche poétique peuvent elles- mêmes être l’objet d’une dérive ultérieure, parce qu’elles « peuvent être modifiées à tout moment, sans préavis »9 ;
• un effet : l’éparpillement des billets entre plusieurs blogues, plateformes, sites internet, supports, etc. produit à son tour une dérive de la lecture ; le lecteur est obligé de naviguer à travers d’innombrables onglets et fenêtres, se confrontant avec une multitude de pseudonymes, projets parallèles, identités, collaborations jusqu’au point de ne plus pouvoir se repérer dans l’espace de la lecture, égaré.
À partir de cette polysémie inépuisable, je voudrais vous proposer un parcours théorique et critique qui puisse, au moins, rendre compte de l’esprit de cette démarche littéraire face à la complexité de la représentation de la ville.
Traditionnellement, la ville, et ses dynamiques, ont été représentées au moyen de deux imaginaires quasiment à l’opposé : d’une part, la ville serait une entité monolithique et unitaire, bâtie autour de son centre et structurée de façon centralisée et centralisante. Cette position a été portée notamment par le philosophe Henri Lefebvre qui, dans son La production de l’espace, paru en 1974, affirmait – je cite : « qui dit “spatialité urbaine”, dit aussi centre et centralité »1 – fin de la citation. À l’inverse, le géographe américain Kevin Lynch, dans L’image de la ville, paru en anglais en 1960, proposait une vision de la ville basée sur la relationnalité intrinsèque de ses éléments, qu’il classait en cinq catégories: voies, limites, quartiers, nœuds et points de repère2. L’identité de la ville, alors, serait plutôt le résultat de l’interaction, toujours évoluante, de ces éléments.
Cette polarité, incarnée par Lefebvre et Lynch, découle, à notre avis, de la conception antithétique des deux auteurs vis-à-vis du statut et du rôle des instances littéraires, artistiques et poétiques – que l’on regroupera par la suite sous l’expression « instances de l’imaginaire », ou « imaginaire » tout court. Alors que pour Lynch la signification donnée par une personne, habitant ou touriste peu importe, à un élément urbain est partie intégrante de la réalité de cet élément, le philosophe français, en raison de sa formation intellectuelle marxiste, hiérarchisait le processus de structuration et production de l’espace selon le degré de consistance, réalité et concrétude. Ainsi, Lefebvre privilégiait la pratique spatiale, – je cite : « qui englobe production et reproduction, lieux spécifiés et ensembles spatiaux propres à chaque formation sociale, qui assure la continuité dans une relative cohésion »3 – fin de la citation, et, dans une moindre mesure, les représentations de l’espace, à savoir architecture et urbanisme, – je cite : « liées aux rapports de production, à l’“ordre” qu’ils imposent et par là, à des connaissances, à des signes, à des codes, à des relations “frontales” »4 – fin de la citation. Enfin, il y a aussi, pour le dire avec les mots de Lefebvre : « l’espace vécu à travers les images et symboles qui l’accompagnent, donc espace des “habitants”, des “usagers”, mais aussi de certains artistes et peut-être de ceux qui décrivent et croient seulement décrire : les écrivains, les philosophes. C’est l’espace dominé, donc subi, que tente de modifier et de s’approprier l’imagination. Il recouvre l’espace physique en utilisant symboliquement ses objets »5 – fin de la citation. Les espaces de représentation, pour utiliser l’expression lefebvrienne, sont donc rejetés et dévalorisés puisqu’engendrant un espace dominé, subi et imaginaire et, surtout, parce que l’espace ainsi produit ne peut que tenter maladroitement de recouvrir le vrai espace, celui physique.
À l’opposé, le livre de Lynch, résultat d’une analyse sociologique sur-le-champ à Boston, Jersey City et New York, montre une réalité complètement autre. À côté de la planification politico-économique et urbanistique de la ville, bref : son aménagement, qui certes joue un rôle considérable, c’est seulement grâce à la coparticipation de l’habiter quotidien, avec ses dynamiques d’orientation dans l’espace se déployant à travers la signification des éléments du paysage urbain, qu’il peut se produire la véritable image d’une ville – pour le dire avec les mots de Lynch : « si l’environment est organisé visuellement et vivement identifié, alors le citoyen peut lui donner une forme avec son propre signification. C’est là, qu’il devient un véritable endroit »6 – fin de la citation. Enfin, dans cette perspective, toute instance faisant partie de ce que l’on a proposé de nommer « imaginaire », notamment la littérature, trouve sa propre place dans le processus de production et configuration de l’espace, au lieu d’être tout simplement trop facilement et trop rapidement oblitérée.
En suivant cette piste ouverte par la confrontation entre Lefebvre et Lynch, nous essayerons par la suite de montrer comment la littérature peut jouer et comment elle joue effectivement un rôle central dans le façonnement de l’image de la ville, en s’appuyant sur l’analyse de Dérives.
D’entrée de jeu se situant dans le sillage de l’œuvre de Guy Debord, je cite la présentation du projet : « À noter que la dérive telle que nous la pratiquons dans ce projet n’a rien à voir avec la navigation (maritime ou aérienne), l’artillerie, l’électricité, la biologie ou la politique. Elle emprunte plutôt (sans y adhérer pleinement) à la dérive selon Debord » fin de la citation –, ce chantier partage nombreuses principes avec le fondateur du situationnisme, surtout l’idée qu’« un quartier urbain n’est pas déterminé seulement par les facteurs géographiques et économiques, mais par la représentation que ses habitants et ceux des autres quartiers en ont », pour le dire avec les mots de Chombart de Lauwe cité par Guy Debord dans son article « Théorie de la dérive ». Il ne s’agit pas seulement d’une considération théorique, mais on est plutôt devant une déclaration poétique à part entière, qui entraîne une vision du monde, de l’espace urbain et de l’écriture tout à fait spécifique, qui se différencie face à d’autres perspectives sur la littérature spatiale. Prenons, par exemple, le cas de la flânerie, une des autres pratiques de cheminement littéraire dans ville – probablement, la plus connue en littérature. À l’aube de la contemporanéité littéraire, Baudelaire a été probablement le poète qui a le plus contribué à refaçonner notre imaginaire littéraire urbain : ses Tableaux parisiens sont un des premiers exemples littéraires de la pratique de la flânerie – ancêtre de la dérive debordienne. Prenons le poème Le Cygne, contenu dans le recueil Les fleurs du mal. Dans cette poésie nous pouvons retrouver en nuce des thématiques communes à Dérives : la promenade citadine produit des rencontres avec des gens, des lieux, des situations qui ont le caractère d’une épiphanie, d’une ouverture à une dimension symbolique et imaginaire. Si l’on regarde de plus près, cependant, on peut s’apercevoir d’une divergence à l’égard des instances imaginaires, qui calque la même différence que l’on a remarquée entre la perspective de Lefebvre et celle de Lynch. En se promenant dans la Paris ravagée par les travaux de réaménagement de la ville, Baudelaire utilise la métaphore d’Andromaque pour penser la figure du parisien contemporain :
Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L’immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit.
A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Je ne vois qu’en esprit, tout ce camp de baraques

Dans le cas de ce poème de Baudelaire, le fait que le poète ne voie le camp de baraques qu’en esprit, nous fait retomber soudainement dans cette perspective, celle lefebvrienne, où la littérature – et l’imaginaire, plus en général – ne font que recouvrir symboliquement un monde préexistant et bien plus concrète et pertinent que celui de la description, pour utiliser le lexique méprisant de Lefebvre. Ceci est donc l’esprit sous-entendu à la flânerie, qui se présente donc comme une pratique de déambulation urbaine qui ne touche presqu’à rien de ce qu’elle parcourt. On serait aisément tentés d’appliquer une grille de lecture sociale, voire politique, à cet esprit : la flânerie serait alors une forme de désengagement solipsiste vis-à-vis de la réalité et la dérive son évolution engagée. Rien de moins inexacte. Il y a bien sûr un côté socio-politique dans cette différence, mais il n’en est pas le cœur de l’argumentation. On dirait plutôt que la ligne de démarcation plus pertinente entre les deux approches demeure dans une dynamique d’appropriation/incarnation/imbrication des espaces au moyen de l’écriture. Alors que Baudelaire ne participent pas à la réécriture de ce lieu dont il parle, la poétique de Dérives en fait une pratique fondamentale. Comme le bien explicite Victoria Welby, dans le cadre de la huitième série de Dérives avec sa réponse Nowhere au texte homonyme de Benoit :
« J’ai fini par opter pour un lieu qui n’en était pas un, ou si petit, ou si peu habitable. Du cordage à bateau recouvrait un poteau de soutènement dans le sous-sol chez mes parents. Une année, je l’ai décoré de boules, de guirlandes et de lumières, ça nous a tenu lieu de sapin de Noël. C’est le seul espace qui m’a vraiment appartenu gamine et adolescente, qu’on m’a laissé m’approprier. […] Cette incarnation, il me semble […] est nécessaire à la dérive. »
À l’instar de Baudelaire, Victoria Welby prend comme point du départ une situation épuisée, presque anéantie, par l’indifférence ; par contre, elle crée une nouvelle spatialité grâce à l’invention d’un lien entre l’espace physique et l’imagination féconde d’une gamine ; une fois l’acte accompli, il n’y a plus de différence entre réel et imaginaire dans ce nouvel espace : il est incarnation et appropriation, mélange indissoluble de deux espaces autrefois séparés. Il s’agit moins d’une écriture issue d’un espace – le cas de Baudelaire – que d’une écriture qui se tisse avec un espace. Or, cet entrelacement rapproche non seulement les espaces littéraire et réel, mais contribue aussi à rapprocher de plus en plus l’écriture elle-même à la ville, au point qu’entre les deux entités il y ait un échange continu et un processus de signification réciproque. Comme raconte Paul Preciado : – je cite
« La première phase de l’amour urbain est celle cartographique : elle a lieu lorsque l’on ressent la carte de la ville aimée se superposer à n’importe quelle autre. Tomber amoureux d’une ville veut dire sentir, quand on la parcourt, que les limites matérielles entre son corps et ses rues se dissolvent, quand la carte devient anatomie. La deuxième phase est celle de l’écriture. La ville prolifère dans toutes les formes possibles du signe : d’abord elle se fait prose, ensuite poésie et finalement elle devient évangile. »
Fin de la citation. Processus à propos duquel Benoit serait d’accord, comme quand il suggère que son écriture se soit déployée au cours des années par le biais de sa figure hochelagaise.
Ce que Preciado et les écrivaines et écrivains de Dérives nous disent c’est que nous habitons cet espace en (l’)écrivant, c’est-à-dire que notre écriture permet d’habiter l’espace physique jusqu’au point où l’espace physique de la ville se matérialise et prolifère dans l’écriture elle-même. Alors que la première phase dont Preciado parle est un passage qui permet de rapprocher réalité et imaginaire, la deuxième décrit un moment – et une pratique : l’écriture – où la différence entre les deux s’évanouit ; l’espace physique de la ville et l’espace symbolique de la littérature ne sont plus séparés et l’écriture n’est pas non plus le médium qui permettrait leur rencontre : elle devient le milieu primordial de leur entrelacement – pour le dire avec les mots de l’écrivain français Pierre Ménard : « Chaque pas en ville est une écriture».
Cela est d’autant plus vrai dans une époque, la nôtre, qui est désormais caractérisée par l’existence d’un espace hybride, à la fois concrète et numérique. Loin de n’être qu’un simple outil, le numérique change de plus en plus l’espace que nous habitons, comme le montrent Alexander Galloway, dans Protocol, et Boris Beaude, dans Internet. Changer l’espace, changer la société. Cela entraîne aussi des changements majeurs dans les dynamiques de construction et de représentation de la ville, dont j’en aborderai quelques aspects au moyen de questionnements qui ressortent de l’analyse de Dérives.
Dans son article, Le profil : une rhétorique dispositive, Louise Merzeau propose une interprétation spatiale du profil numérique basée sur l’opposition entre khoros et topos : « Le topos, comme le locus latin (“région, lieu, endroit, tombeau”) sert à localiser, fixer, circonscrire – hier Bertrand Gervais qualifiait, par exemple, la figure du flâneur de point d’observation – . Le khoros (“lieu où l’on danse”) renvoie quant à lui à un champ qui se donne à traverser et qui appelle une chorégraphie ». Cette distinction lui permet d’en établir une seconde : celle entre la raison algorithmique et la dynamique profilaire, qui renvoient à différentes façons d’interpréter les activités de l’internaute. Si l’on considère l’activité d’un individu sur le web seulement comme un ensemble de traces exploitables de la part des entreprises privées, on est, selon Louise Merzeau, dans la logique de la raison algorithmique et donc on se situe dans le topos, dans l’e-réputation ; à l’inverse, on peut penser le profil numérique comme une occasion donnée à un individu de créer son propre espace, à travers la navigation sur le web : « […] à chaque enregistrement d’une donnée profilaire, ce n’est pas seulement le récit de soi qui évolue, mais le monde environnant qui se déforme ». Le profil est une identité qui construit son espace en se construisant elle-même : le numérique littéraire est, dans cette perspective, l’ensemble des pratiques et des outils dont un individu dispose pour créer son propre profil afin de construire le milieu spatial numérique qui l’enveloppe et l’entoure. Toujours en réfléchissant sur l’usager numérique, mais avec une perspective spécifiquement centrée sur l’usager numérique dans la ville, Fabien Girardin, quant à lui, articule cette opposition entre topos et choros, en l’appliquant aux traces numériques laissées par les voyageurs des villes. D’une part, il parle d’empreintes passives – le profilage effectué par les points d’accès ou par les données géolocalisées – pour souligner la possibilité d’une surdétermination de l’identité personnelles. De l’autre côté, par contre, il ouvre une piste pour repenser cette dynamique : les empreintes actives, celles laissées volontairement par les usagers, permettent de construire une image de la ville en dehors de toute contrainte socio-politique. Or, le principe de fonctionnement de Dérives, par mot-clé sur twitter indiquant dérive et nom de lieu, est exactement le même : n’importe qui peu s’insérer dans le fil d’actualité Twitter des Dérives pour y partager un coin de la ville, un événement, une dérive de Montréal, permettant ainsi de déconstruire une image établie pour ensuite la reconstruire, créant un imaginaire de la ville multiple et pluriel.
Cécile Portier, écrivaines numérique, en réfléchissant sur notre espace numérique, nous donne la clé pour repenser le rôle de l’imaginaire et de la littérature dans cette condition contemporaine, vivre dans un espace hybride, fait de réalité et de données numériques : « Chaque jour nous sommes, nous, êtres de chair, mis en données. Chaque jour nous produisons, en nous déplaçant, en communicant entre nous, un nombre incalculable de traces qui sont stockées, analysées, réutilisées. Chaque jour nos faits et gestes sont traduits en données, dont l’agrégation et le sens final nous échappent. Nous sommes identifiés, catégorisés, sondés, profilés, pilotés. Notre vie s’écrit ainsi toute seule, comme de l’extérieur.
C’est un constat. Il serait angoissant, désespérant, si nous n’avions pas toujours nous aussi la possibilité d’écrire notre vie. De reprendre la main sur les catégories. D’en jouer. Cette fiction – Traques Traces – a ce but. Jouer avec les données au petit jeu de l’arroseur arrosé. Écrire les données qui nous écrivent ».

Pour conclure, au cours de mon intervention j’ai essayé de montrer comment repenser le rôle de la littérature dans le processus de production et construction de l’image et de l’imaginaire de la ville. Je crois qu’on peut se rendre jusqu’au point, et en total désaccord finalement avec les thèses de Lefebvre, d’affirmer que, vue sous cette perspective, l’écriture littéraire de la ville se révèle être une instance produisant non seulement une image de la ville, mais la ville elle-même, tout comme pourrait l’être l’architecture et l’urbanisme. Car la dimension symbolico-imaginaire vient s’ajouter à la fin de notre analyse de manière à compléter, pour ainsi dire, l’ensemble des éléments nécessaires à la construction de tout espace. Cette dimension permet aux êtres humains de saisir le nouvel espace en son entièreté, de s’en donner une véritable représentation. Nos représentations façonnent notre monde autant que nos pratiques, nos économies, nos technologies et ceux qui n’ont pas une conscience symbolique de l’espace où ils vivent, vivent dans un tout autre espace.
Je voudrais conclure en citant Pharaon Parka, mystérieux participant au projet Dérives, et son billet « la dérive expliquée à la génération Y »
Dérive = réalité augmentée sans technologie. Faut ouvrir les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, tendre les mains. Marcher dans la ville. Ou ailleurs. Ralentir. Flâner. Observer. Se laisser imprégner. Errer. Et, surtout, avoir du plaisir à le faire. Et puis écrire si le coeur nous en dit.

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